Prenez le mot tendon, ajoutez-lui ce petit suffixe « - ite » qui indique une inflammation (comme dans appendicite ou trachéite) et vous comprendrez tout de suite : la tendinite est là quand vos tendons vous lâchent.
De quoi s’agit-il ?
Entre les os et les muscles se trouvent les tendons, qui transmettent mécaniquement aux premiers les mouvements engendrés par les seconds. Les tendons sont donc fortement sollicités. Quand ils sont trop fatigués, la gaine qui les entoure s’irrite et la tendinite (ou tendinopathie) est là : c’est une inflammation des tendons.
La tendinite est évolutive : elle peut aller de la douleur ponctuelle à la rupture du tendon en passant par une douleur permanente dans la vie quotidienne (Tableau 1° des douleurs tendineuses).
Selon les activités, différents types de tendons peuvent être excessivement sollicités : ceux des mains et poignets pour les personnes devant leur ordinateur ou qui jouent du piano ; les épaules et coudes pour celles qui tricotent ; ceux des genoux et hanches pour les coureurs etc.
Qui est concerné ?
La tendinite représente 50% des blessures, aussi, que nous soyons sportifs ou pas, nous ne sommes pas à l’abri de ce désagrément. La tendinite peut survenir chez toute personne dont l’activité induit des gestes répétitifs : les sportifs comme les jardiniers. Elle touche généralement l’épaule, le poignet, le coude ou la cheville.
Comment la prévenir ?
Même si la tendinite n'est pas grave et peut s'estomper avec du repos, elle est tout de même handicapante. Mieux vaut donc faire le maximum pour éviter qu'elle ne se manifeste.
Tous les mouvements répétitifs, violents ou faisant appel à la force sont potentiellement mauvais pour les tendons. Aussi, par prévention et pour réduire tout risque de tendinite, tout individu doit :
- Programmer judicieusement ses efforts en prévoyant suffisamment de repos pour récupérer physiquement des exercices effectués.
- Avoir une préparation physique bien conçue : beaucoup d’étirements et de travail musculaire.
- S’échauffer correctement (15 à 20 minutes) en respectant les principes de progression, de spécificité de l’activité, de durée et d’intensité.
- Evoluer progressivement dans son activité en gérant correctement temps d’effort et intensité de l’effort.
- Adopter une bonne position dans les activités que l’on mène (bonne ergonomie).
- Evitez les surfaces trop dures, néfastes pour les chevilles et les genoux (Pour vos jogging par exemple, préférez aux trottoirs et aux routes bitumées les parcours en sous bois ou dans les jardins).
- Avoir un équipement approprié à la surface de travail et au corps.
- Ne pas hésiter à varier les activités.
- Faire des pauses courtes régulièrement.
- Être attentif à son alimentation : elle doit être variée et équilibrée : manger des fruits et légumes ainsi que des protéines animales (viande, poisson et œuf).
- Mais surtout il faut boire beaucoup d’eau. Une mauvaise hydratation accentue de manière importante la fragilité tendineuse et musculaire.
- À la moindre douleur, s’arrêter et consulter un médecin. Il faut enrayer la tendinite le plus vite possible, avant que la douleur ne devienne permanente
Comment soigner la tendinite ?
Les traitements
Il existe plusieurs traitements selon l’évolution de la blessure :
1/ Arrêt complet ou relatif de l’activité autrement dit, soit on s’arrête complètement, soit on fait une activité alternative qui ne cause aucune douleur et qui est favorable à la condition physique de la personne (course, vélo, natation…).
2/ Prise de médicaments anti-inflammatoires (sur avis médical), infiltrations ou mésothérapie.
3/ Rééducation auprès d’un kinésithérapeute afin de mécaniser la cicatrice et ré-entraîner le tendon pour éviter la rechute.
4/ Opération chirurgicale ou immobilisation avec plâtre en cas d’échec du traitement médical prolongé ou de rupture partielle ou totale du tendon.
La reprise d’activité
Suivant les stades de la blessure (douleur ou rupture) et suivant le niveau de douleur, la reprise de l’activité peut être plus ou moins longue : de quelques jours jusqu’à 6 mois en cas d’intervention ; de 3 à 6 mois en cas de rupture partielle et de 10 à 12 mois quand il y a rupture totale.
On l’aura compris, la tendinite peut empoisonner la vie ! Alors un conseil : sans vous montrer douillet ni au contraire vous durcir, sachez “écouter” vos petites douleurs. De cette manière, elles risqueront moins de devenir grandes !
Voir aussi:
- tableau des douleurs tendineuses
De quoi s’agit-il ?
Entre les os et les muscles se trouvent les tendons, qui transmettent mécaniquement aux premiers les mouvements engendrés par les seconds. Les tendons sont donc fortement sollicités. Quand ils sont trop fatigués, la gaine qui les entoure s’irrite et la tendinite (ou tendinopathie) est là : c’est une inflammation des tendons.
La tendinite est évolutive : elle peut aller de la douleur ponctuelle à la rupture du tendon en passant par une douleur permanente dans la vie quotidienne (Tableau 1° des douleurs tendineuses).
Selon les activités, différents types de tendons peuvent être excessivement sollicités : ceux des mains et poignets pour les personnes devant leur ordinateur ou qui jouent du piano ; les épaules et coudes pour celles qui tricotent ; ceux des genoux et hanches pour les coureurs etc.
Qui est concerné ?
La tendinite représente 50% des blessures, aussi, que nous soyons sportifs ou pas, nous ne sommes pas à l’abri de ce désagrément. La tendinite peut survenir chez toute personne dont l’activité induit des gestes répétitifs : les sportifs comme les jardiniers. Elle touche généralement l’épaule, le poignet, le coude ou la cheville.
Comment la prévenir ?
Même si la tendinite n'est pas grave et peut s'estomper avec du repos, elle est tout de même handicapante. Mieux vaut donc faire le maximum pour éviter qu'elle ne se manifeste.
Tous les mouvements répétitifs, violents ou faisant appel à la force sont potentiellement mauvais pour les tendons. Aussi, par prévention et pour réduire tout risque de tendinite, tout individu doit :
- Programmer judicieusement ses efforts en prévoyant suffisamment de repos pour récupérer physiquement des exercices effectués.
- Avoir une préparation physique bien conçue : beaucoup d’étirements et de travail musculaire.
- S’échauffer correctement (15 à 20 minutes) en respectant les principes de progression, de spécificité de l’activité, de durée et d’intensité.
- Evoluer progressivement dans son activité en gérant correctement temps d’effort et intensité de l’effort.
- Adopter une bonne position dans les activités que l’on mène (bonne ergonomie).
- Evitez les surfaces trop dures, néfastes pour les chevilles et les genoux (Pour vos jogging par exemple, préférez aux trottoirs et aux routes bitumées les parcours en sous bois ou dans les jardins).
- Avoir un équipement approprié à la surface de travail et au corps.
- Ne pas hésiter à varier les activités.
- Faire des pauses courtes régulièrement.
- Être attentif à son alimentation : elle doit être variée et équilibrée : manger des fruits et légumes ainsi que des protéines animales (viande, poisson et œuf).
- Mais surtout il faut boire beaucoup d’eau. Une mauvaise hydratation accentue de manière importante la fragilité tendineuse et musculaire.
- À la moindre douleur, s’arrêter et consulter un médecin. Il faut enrayer la tendinite le plus vite possible, avant que la douleur ne devienne permanente
Comment soigner la tendinite ?
Les traitements
Il existe plusieurs traitements selon l’évolution de la blessure :
1/ Arrêt complet ou relatif de l’activité autrement dit, soit on s’arrête complètement, soit on fait une activité alternative qui ne cause aucune douleur et qui est favorable à la condition physique de la personne (course, vélo, natation…).
2/ Prise de médicaments anti-inflammatoires (sur avis médical), infiltrations ou mésothérapie.
3/ Rééducation auprès d’un kinésithérapeute afin de mécaniser la cicatrice et ré-entraîner le tendon pour éviter la rechute.
4/ Opération chirurgicale ou immobilisation avec plâtre en cas d’échec du traitement médical prolongé ou de rupture partielle ou totale du tendon.
La reprise d’activité
Suivant les stades de la blessure (douleur ou rupture) et suivant le niveau de douleur, la reprise de l’activité peut être plus ou moins longue : de quelques jours jusqu’à 6 mois en cas d’intervention ; de 3 à 6 mois en cas de rupture partielle et de 10 à 12 mois quand il y a rupture totale.
On l’aura compris, la tendinite peut empoisonner la vie ! Alors un conseil : sans vous montrer douillet ni au contraire vous durcir, sachez “écouter” vos petites douleurs. De cette manière, elles risqueront moins de devenir grandes !
Voir aussi:
- tableau des douleurs tendineuses
